Des responsables de plusieurs services techniques de l’État en province de l’Ituri disent s’inquiéter des publications et déclarations attribuées à l’ancien journaliste Banza Muhimba, qu’ils accusent de porter atteinte à l’image de certaines institutions publiques.
Selon ces responsables, les services concernés comprennent notamment la Division provinciale du Cadastre de Bunia, le Bureau technique de contrôle (BTC), la Division de l’Urbanisme, le Conservateur des titres immobiliers ainsi que le Guichet unique de délivrance du permis de construire (GUPEC).
D’après ces sources, après sa sortie de la prison centrale de Bunia, Banza Muhimba aurait entrepris plusieurs démarches auprès de ces administrations afin d’obtenir des explications sur la gestion de certains dossiers. Les responsables affirment également qu’il aurait sollicité des avantages financiers. À ce stade, ces allégations n’ont fait l’objet d’aucune décision de justice.

Les mêmes responsables lui reprochent de multiplier sur les réseaux sociaux des publications mettant en cause le fonctionnement de plusieurs services publics. Ils citent notamment les publications intitulées :
- « Le BTC a tué les infrastructures publiques » ;
- « Cadastre de Bunia ; entre le discours de rigueur et la violation de la loi n°73-021 » ;
- « L’incompétence règne à la Division du Cadastre à Bunia » ;
- ou encore « GUPEC et Urbanisme saignent le peuple ».
Estimant que ces publications portent atteinte à leur crédibilité, les responsables des services concernés qualifient ces dénonciations de « calomnieuses » et invitent leur auteur à présenter les preuves de ses accusations devant les juridictions compétentes.
Ils demandent également aux autorités judiciaires d’examiner les faits afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier, estimant que si des infractions sont établies, les procédures prévues par la loi devraient être engagées.
Les responsables relèvent par ailleurs que Banza Muhimba se présente tantôt comme journaliste d’investigation, tantôt comme acteur politique ou défenseur des droits humains. Ils estiment qu’il appartient désormais aux instances compétentes de déterminer dans quel cadre s’inscrivent ses différentes activités.
Rappel sur la déontologie journalistique
Les principes de la déontologie journalistique rappellent qu’un journaliste doit distinguer clairement l’exercice de sa profession de ses engagements politiques, associatifs ou au sein d’un mouvement citoyen, afin d’éviter tout conflit d’intérêts susceptible d’affecter sa crédibilité et celle de la profession. Toute dénonciation d’intérêt public doit reposer sur des faits vérifiés, des preuves suffisantes et respecter le principe du contradictoire.
En cas de dérive présumée d’un journaliste ou d’un ancien journaliste, les institutions concernées sont encouragées à saisir d’abord les instances de la corporation ou les organes d’autorégulation compétents afin qu’ils examinent les faits au regard de l’éthique et de la déontologie, sans préjudice des recours judiciaires prévus par la loi.
À ce stade, les faits évoqués demeurent des allégations formulées par les responsables des services concernés.
Rédaction
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