Quelques jours après l’incursion des présumés rebelles ADF dans le groupement Mwenye, chefferie des Baswagha, territoire de Lubero, un afflux massif de déplacés est observé dans le village de Butuhe, chef-lieu du groupement Malio en chefferie des Bashu, territoire de Beni.
Selon maître Maombi Kahongya, président de la société civile des Bashu, près de 500 ménages ont trouvé refuge dans des familles d’accueil, vivant dans des conditions précaires. Il appelle les habitants à la solidarité et les autorités locales à procéder à l’enregistrement des déplacés, avertissant que l’ennemi pourrait profiter de ces mouvements pour infiltrer la communauté. Il exhorte également les autorités compétentes à intensifier les efforts pour ramener la paix dans les entités menacées.

Pendant ce temps, le groupement Mwenye continue de subir des attaques meurtrières. Dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier, les ADF ont frappé le village de Mako, situé à environ 8 kilomètres de Masoya, chef-lieu du groupement. Le bilan provisoire fait état de six civils tués et de plusieurs maisons incendiées.
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) déplore ces pertes humaines et s’interroge sur la liberté de mouvement dont semblent bénéficier les assaillants. « Nous ne comprenons pas comment l’ennemi peut circuler librement dans une zone pendant plus d’une semaine sans être inquiété », a déclaré Jérémie Muthano, membre de la NSCC locale.
Les conséquences de cette insécurité se font déjà sentir sur les activités socio-économiques. À Itendi, dans le groupement Manzia, secteur des Bapere, le marché local est resté paralysé ce jeudi et les travaux sur l’axe routier Butembo–Manguredjipa ont été fortement ralentis, selon l’acteur de la société civile Vulizu Makelele.
Par ailleurs, trois villages du groupement Mwenye – Mako, Mambau et Lukono – ont été attaqués simultanément, faisant au total six morts et plusieurs maisons incendiées. Le coordonnateur de la société civile locale, Kambale Muthano Jérémie, déplore l’absence d’intervention des forces armées et appelle à une opération militaire de traque pour dissuader les rebelles et renforcer la sécurité des populations.
Ces violences répétées rappellent que depuis l’incursion des ADF à Kasalala, près de Byambwe, il y a plus d’une semaine, aucune nuit ne passe sans qu’un village des groupements Mwenye ou Bapakombe ne soit attaqué. La population vit dans un climat de peur et d’insécurité généralisée.
Justin Mupanya, correspondant à Beni
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