Le Collectif des Journalistes de l’Ituri (CJI-ASBL) hausse le ton. L’organisation dénonce avec fermeté l’extorsion dont aurait été victime son confrère Emma Sage Mukadi, journaliste à Radio Nuru FM, lors d’une patrouille dans la soirée du lundi 3 août 2026 à Bunia.
Selon un communiqué du CJI-ASBL lu par Rachid Kudra, son porte-parole ce mardi 4 août, le journaliste Emma Sage Mukadi aurait été intercepté vers 20 h 30 dans le quartier Ngezi, au niveau du COPOX, alors qu’il regagnait son domicile après son travail.
D’après les informations rapportées par l’organisation, des éléments des forces de l’ordre en patrouille auraient dépouillé Emma Sage Mukadi de son téléphone portable ainsi que de son porte-monnaie contenant une somme importante d’argent.
Le CJI-ASBL se dit profondément indigné par cet incident et estime qu’il constitue une atteinte à la sécurité et à la dignité d’un professionnel des médias.
« Une atteinte à la sécurité des journalistes »
Dans son communiqué, le Collectif rappelle qu’Emma Sage Mukadi est un membre effectif et cadre de l’organisation. Pour le CJI, tout acte portant atteinte à sa sécurité constitue également une menace envers les principes de protection des journalistes et de liberté de la presse.
L’organisation juge « inadmissible » que des journalistes, engagés quotidiennement dans l’information de la population, puissent être victimes d’abus de la part d’agents censés assurer la sécurité des citoyens.
Le Collectif appelle ainsi les autorités provinciales, la hiérarchie de la Police nationale congolaise et les autorités judiciaires à ouvrir rapidement une enquête sérieuse, impartiale et transparente, afin d’établir les circonstances exactes des faits et, le cas échéant, d’identifier et de poursuivre les responsables conformément à la loi.
Un deuxième incident visant un journaliste en quelques jours
Le CJI-ASBL souligne que cette affaire intervient quelques jours seulement après un autre incident impliquant le journaliste Moïse Ulangu, de la Radio Candip et de La Voix de l’Ituri.
Celui-ci aurait également été dépouillé de ses biens par des éléments Tigres des FARDC lors d’une patrouille.
Pour le Collectif, la répétition de tels incidents impliquant des professionnels des médias devient particulièrement préoccupante et nécessite une réaction des autorités compétentes.
Le CJI annonce une plainte
Face à cette situation, le Collectif des Journalistes de l’Ituri annonce son intention de déposer officiellement une plainte contre les patrouilleurs impliqués, afin que la lumière soit faite sur cette affaire.
« Trop, c’est trop, l’impunité ne peut plus être tolérée », affirme le CJI-ASBL, qui promet de suivre le dossier jusqu’à son aboutissement.
L’organisation appelle également les organisations de défense des droits humains, les acteurs de la société civile et les partenaires de la liberté de la presse à rester mobilisés pour que les responsabilités soient établies et que de tels actes ne se reproduisent plus.
À travers cette démarche, le Collectif des Journalistes de l’Ituri réaffirme son engagement à défendre les droits, la sécurité et la dignité des journalistes exerçant leur métier dans la province.
Rédaction
![]()
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Cliquer pour partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Cliquer pour partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Cliquez pour partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
- Cliquez pour partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
- Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp













