L’Association nationale des mamans pour l’aide aux déshérités (ANAMAD) a lancé, vendredi 14 août à Bunia, un projet de réinsertion socio-économique de 610 survivantes de violences sexuelles liées aux conflits en Ituri.
Financé par le gouvernement du Canada à travers le PNUD, le projet vise à renforcer l’autonomie économique des bénéficiaires à travers la mise en place des activités génératrices de revenus (AGR), après leur prise en charge médicale, psychosociale et juridique.
Les interventions seront menées dans les zones de santé de Bunia, Mahagi, Aru et Nizi dans le territoire de Djugu, notamment à travers les Centres intégrés de services multisectoriels (CISM).
Lors du lancement, l’ANAMAD a expliqué que l’initiative répond à une insuffisance constatée dans l’accompagnement économique des survivantes. Au-delà du financement des AGR, l’organisation prévoit de renforcer leurs capacités, de favoriser la structuration et la formalisation de leurs activités, ainsi que de faciliter leur accès à d’autres opportunités économiques.
L’organisation envisage également une collaboration avec la Division des affaires sociales afin de faciliter, dans la mesure du possible, l’allègement de certaines charges ou taxes au démarrage des activités, le temps pour les bénéficiaires de consolider leurs entreprises.
Présent à la cérémonie, Axel Kitoga, chef de bureau du PNUD, a appelé à une meilleure coordination entre les acteurs et à l’implication régulière des services étatiques. Il a insisté sur la nécessité d’inscrire le projet dans les mécanismes existants, notamment les différents cadres de concertation, afin d’en garantir la cohérence et la durabilité.
De son côté, l’Institut national de la statistique (INS) participera au suivi et à l’évaluation du projet, notamment pour mesurer l’atteinte des indicateurs fixés et les résultats obtenus auprès des 610 bénéficiaires.
Pour Stanislas Bandombélé, chef de bureau des services généraux à la Division du genre, famille et enfant, la réussite de cette initiative nécessite l’implication de tous les acteurs.
« Une survivante accompagnée est un espoir pour nos communautés », a-t-il déclaré.
À travers ce projet, l’ANAMAD entend ainsi faire de l’autonomisation économique un élément essentiel de la résilience et de la réintégration durable des survivantes dans la vie sociale et économique en Ituri.
Rédaction
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