À la suite des attaques meurtrières survenues à Biakato et dans ses environs, des voix s’élèvent en Ituri pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme des actes de négligence et de désorientation des troupes de la part de certains officiers des FARDC basés dans cette partie de la chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa.
Dans une correspondance adressée aux autorités provinciales et nationales, des organisations de la société civile locale affirment avoir alerté les services de sécurité plusieurs jours avant l’incursion des rebelles présumés des ADF dans les agglomérations de Biakato et Centrale.

« Nous avons alerté les comités de sécurité, notamment les autorités militaires, cinq jours avant l’incursion de ces rebelles présumés. Le mercredi 6 mai 2026, l’ennemi a pris des civils en otage et les a retenus toute la journée dans l’agglomération de Centrale, où certains civils ont été massacrés », peut-on lire dans ce document consulté par bunia-info24.net.
Selon ces organisations, les informations sur les mouvements des assaillants avaient été transmises au Commandement des opérations spéciales (OPS) ainsi qu’aux services de renseignement militaires. Elles estiment que l’attaque aurait pu être évitée si les alertes de la population avaient été prises au sérieux par les responsables du 3203e régiment déployé dans la zone.

La société civile soutient également que les assaillants auraient opéré pendant plus d’une heure sans intervention des forces loyalistes, avant de se retirer. Elle réclame désormais le remplacement de certains officiers affectés à Biakato.
Dans ce contexte, une plainte a été déposée le 13 mai dernier auprès du Parquet général des FARDC, dans la commune de la Gombe à Kinshasa. L’initiative est portée par le député national Ezéchiel Baraka, qui demande à l’Auditeur général d’ouvrir une enquête sur les accusations visant ces officiers militaires.
Dans cette plainte, les officiers incriminés sont notamment accusés d’avoir ignoré les alertes de la population sur la présence de l’ennemi et d’avoir désorienté des éléments FARDC engagés dans les combats contre les terroristes au quartier Laliya, à Biakato.

Ces récentes attaques ont fait plusieurs victimes civiles dans des localités situées le long de la Route nationale numéro 4, sur l’axe Mambasa-Makeke, ravivant l’inquiétude des habitants face à l’insécurité persistante dans cette région de l’Ituri.
De leur côté, les autorités militaires assurent avoir renforcé les dispositifs sécuritaires afin de restaurer la paix et permettre le retour progressif des populations déplacées dans leurs villages respectifs.
Par rapport à la palinte, nous n’avons pas encore reçu la version de fait des incriminés, moins encore des autorités militaires.
Prince Syaghenda
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