Insécurité en Ituri : « ça fait des années que nous évoquons nos divisions et nos blessures qui ne nous conduisent nulle part, sauf au bord de l’abîme » (sénateur Remo Yossa)

Des messages de paix et de prise de conscience ne cessent de se multiplier après le massacre de plus de 10 civils à Fataki dans le territoire de Djugu.

Face à ces tragédies qui continuent à frapper les communautés de l’Ituri depuis trop longtemps, le senateur Remo Yossa Michel adresse un message fort à toute la population de l’Ituri en général et plus particulièrement à celle du territoire de Djugu dans l’espoir que, tous ensemble puissions trouver un chemin vers une paix durable et une dignité retrouvée sur l’ensemble de l’Ituri.

« Nous vous interpelons aujourd’hui avec cette vérité amère que nous partageons tous ‘Tuache kitu ile’. Il est temps de laisser ces vieilles querelles derrière nous. Cela fait des années que nous évoquons nos divisions et nos blessures qui ne nous conduisent nulle part, sauf au bord de l’abîme  » s’est-il confié à la rédaction de Buniainfo-24.net.

Et de poursuivre que depuis que ces conflits sévissent, l’Ituri souffre et se consume dans une spirale de haine et de violence.

« Là où il y a des défis, il y a aussi des opportunités pour se relever. Nous devons comprendre que notre véritable force réside dans l’unité. C’est en nous unissant, en mettant de côté nos différends ethniques et communautaires, que nous pourrons redresser la tête et reconstruire une province respectée, prospère et en paix » poursuit-il.

À lui de demander aux jeunes égarés des différents groupes armés qui continuent encore à semer la désolation dans la province qu’ils sachent qu’un jour chacun répondra de ses actes devant la justice car rien ne restera impuni.

« Nous rassurons notre population de notre combat dans la recherche des solutions auprès des décideurs et encourageons toutes les initiatives allant dans le sens de la restauration de la paix durable dans notre province »

Et de poursuivre :

« De ce fait, nous vous exhortons, nos frères et sœurs, à réfléchir à cette triste image qui nous colle désormais (sanguinaire). [Tu tues celui que tu trouves devant toi directement, sans même y réfléchir, sans te souvenir que cet homme, cette femme, ce jeune, est ton frère, ta sœur]. Ces actes font de nous un peuple qui semble se perdre dans la haine, plutôt que de s’élever dans l’unité. L’unité est notre seule voie, notre seule arme et notre diversité culturelle est une richesse pour le développement de notre très chère province. Refusons la haine, rejetons la violence et travaillons ensemble pour que notre province renaisse. »

À lui de conclure, qu’il est temps que nous changions le récit sur l’Ituri. Il est temps de prouver que nous sommes capables de nous aimer et de nous protéger les uns les autres.

Rédaction

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