Au moins neuf personnes ont été tuées lors d’une attaque armée survenue mardi 28 avril 2026 dans plusieurs villages de la chefferie des Mambisa, en territoire de Djugu (Ituri), selon un bilan provisoire communiqué par des sources communautaires.
D’après ces sources, des hommes armés ont pris pour cibles les localités de Tsuba, Lilo 1, Zanyo et Liju, où des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) étaient également visées.
La communauté Mambisa indique que parmi les victimes figurent plusieurs figures locales, notamment un chef de village, un responsable religieux ainsi qu’un directeur d’école, certains ayant été tués avec leurs épouses.
À ce bilan humain s’ajoutent des dégâts matériels importants, avec plusieurs habitations incendiées, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.
Dans une déclaration faite mercredi 29 avril, Jean-Paul Lonjiringa Dino affirme que de nombreux habitants ont fui vers des zones plus sûres.
« Plusieurs civils se trouveraient encore en brousse, exposés aux intempéries, à la faim et aux risques sécuritaires » alerte-t-il.
Certains déplacés ont été orientés vers le site de Gina avec l’appui de la MONUSCO, tandis que d’autres restent sans assistance.
La communauté appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités dans cette attaque visant des civils.
« Je plaide également pour un renforcement du dispositif sécuritaire dans les zones touchées ainsi que pour des opérations visant à neutraliser les assaillants » ajoute-t-il.
Un regain inquiétant des attaques à Djugu
Certaines sources locales évoquent l’implication présumée d’éléments de la CRP, sans confirmation officielle à ce stade.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences dans le territoire de Djugu, où les groupes armés semblent multiplier les offensives, ciblant à la fois des positions militaires et des populations civiles.
Plusieurs observateurs locaux pointent un possible redéploiement stratégique des groupes armés, profitant de la porosité de certains axes et de la fragilité du dispositif sécuritaire pour reprendre pied dans certaines zones.
Cette dynamique fait écho à l’attaque survenue presque simultanément à Pimbo, où une position des FARDC a été ciblée dans la nuit du lundi au mardi, entraînant la mort d’au moins dix civils selon des sources locales.
Rédaction
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