La ville de Beni, dans le Nord-Kivu, a vécu ce jeudi une matinée marquée par une paralysie quasi totale des activités, à la suite d’un appel des mouvements citoyens et groupes de pression à observer une journée « ville morte » pour dénoncer l’insécurité persistante et les attaques des rebelles ADF.
Dès l’aube, plusieurs artères ont été barricadées, ralentissant la circulation. Les forces de l’ordre ont été déployées dans des points sensibles et ont procédé à l’évacuation de certaines barricades. Vers 7 heures, la circulation était réduite, les routes principales bloquées et les policiers visibles dans plusieurs coins stratégiques. Les écoles et commerces sont restés fermés, donnant à la ville un climat inhabituel de tension.

Au quartier Ntoni, les rues sont demeurées désertes, les boutiques closes et la circulation quasi inexistante, créant une atmosphère de calme tendu. À Matonge, centre névralgique de la ville, les activités étaient totalement paralysées, les habitants confinés chez eux. Vers 8 heures, la situation s’est aggravée à Muloku, où des coups de feu ont retenti. Selon des témoins, des éléments de la police ont ouvert le feu pour disperser des habitants, provoquant panique et dispersion.
À 10 heures, les marchés de la ville ont affiché un visage inhabituel : les étals sont restés vides, sans vendeurs ni clients. Les structures commerciales désertées traduisent un arrêt complet des échanges économiques. Dans le centre-ville, plusieurs écoles et maisons de commerce sont restées fermées. Des tirs ont également été signalés à Cité-Belge (Muloku), accentuant la peur des habitants.

Malgré le déploiement des services de l’ordre et les appels des autorités à la retenue, la situation demeure tendue dans différents quartiers. Cette mobilisation traduit le ras-le-bol de la population face à une insécurité persistante, malgré l’état de siège instauré depuis cinq ans dans la province. Les habitants exigent des réponses concrètes à leurs préoccupations sécuritaires et dénoncent l’absence de résultats tangibles dans la lutte contre les groupes armés.
Justin Mupanya, correspondant à Beni
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