La tension est montée d’un cran ce mercredi 29 avril à Ariwara, important centre de négoce du territoire frontalier d’Aru, où des habitants ont publiquement exprimé leur ras-le-bol face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire.
En pleine rue, des groupes de manifestants ont scandé des slogans virulents à l’encontre de l’administrateur policier du territoire, l’accusant de mauvaise gestion et d’inaction.

« AT moibi, AT moibi… tolingi yo te ! », pour dire : « AT voleur, AT voleur… nous ne voulons pas de toi ! », ont repris en chœur plusieurs jeunes, dans une ambiance électrique traduisant une exaspération devenue difficile à contenir.
Les manifestations se sont ensuite étendues jusqu’au chef-lieu du territoire d’Aru pourtant le même nom, précisément devant le bureau administratif du territoire. Les manifestants, partis d’Ariwara, ont fait le déplacement en masse vers Aru en empruntant des bus affrétés auprès de différentes agences de transport opérant dans la zone.
Depuis lundi, les activités économiques tournent au ralenti à Ariwara. Habituellement animé par ses échanges commerciaux transfrontaliers, le centre est plongé dans un silence inhabituel : boutiques fermées, avenues désertées, flux économiques quasi à l’arrêt.
Cette paralysie fait suite à une série de braquages et d’enlèvements qui ont semé la psychose au sein de la population et des opérateurs économiques.
Pour de nombreux habitants, la situation actuelle met en évidence les failles des dispositifs sécuritaires locaux.
« On ne peut pas continuer à vivre dans la peur permanente pendant que ceux qui sont censés nous protéger restent silencieux ou inefficaces », déplore un commerçant rencontré sur place.
Face à la montée de la contestation, les autorités locales ont tenté d’apaiser les esprits, promettant des mesures urgentes pour restaurer l’ordre et sécuriser la population. Elles appellent également les habitants au calme et à la vigilance, tout en assurant que des opérations sont en cours pour traquer les auteurs des actes criminels.
Mais sur le terrain, la confiance semble érodée. Entre peur, colère et incertitude, Ariwara retient son souffle, dans l’attente d’actions concrètes capables de ramener la sécurité et de relancer les activités économiques, vitales pour cette zone frontalière stratégique entre l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Rédaction
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