RDC : Félix Tshisekedi reste ferme sur la peine de mort et contre les agressions du M23

Lors de son discours prononcé devant le corps diplomatique accrédité en République démocratique du Congo (RDC) ce samedi, le président Félix Tshisekedi a exprimé des positions claires sur deux dossiers sensibles : l’application de la peine de mort et la gestion du conflit avec le groupe armé M23.

Une peine de mort sous strict contrôle

Le président Tshisekedi a souligné que bien que la peine de mort reste inscrite dans la législation congolaise, aucune exécution n’a été réalisée jusqu’à présent. Il a rappelé que cette mesure n’est envisageable que dans des cas extrêmes, tels que le terrorisme ou la trahison militaire.

« En tant qu’État souverain, la RDC applique des règles strictes pour encadrer cette question. À ce jour, aucune exécution n’a été menée, ce qui démontre notre volonté d’aborder cette problématique avec prudence et dans le respect des droits fondamentaux », a-t-il déclaré.

Cette déclaration survient alors que des organisations de défense des droits humains continuent de demander l’abolition totale de la peine capitale en RDC, estimant qu’elle contrevient aux principes universels des droits de l’homme.

Dialogue avec le M23 : Une opposition catégorique

Concernant le groupe armé M23, le président congolais a fermement rejeté l’idée d’un dialogue direct. Il a qualifié cette organisation de « terroriste » et a affirmé que dialoguer avec elle reviendrait à légitimer ses actes de violence et ses atteintes aux lois nationales.

« Dialoguer avec un groupe terroriste reviendrait à cautionner des comportements qui s’opposent aux fondements mêmes de notre État », a-t-il déclaré devant les diplomates.

Felix Tshisekedi a également exhorté la communauté internationale à adopter des sanctions contre le Rwanda, qu’il accuse de soutenir activement le M23. « Des mesures doivent être prises pour mettre fin à l’ingérence rwandaise et assurer la stabilité dans la région », a-t-il insisté.

Un plaidoyer pour la souveraineté et la justice

Le chef de l’État a conclu son discours en réaffirmant que la justice et la souveraineté nationale restent au cœur de ses priorités. Il a souligné la nécessité de renforcer l’autorité de l’État pour garantir la confiance des citoyens et le respect des partenaires internationaux.

Ces déclarations traduisent une volonté d’affirmer la position de la RDC face à des défis sécuritaires et diplomatiques, tout en maintenant un équilibre entre fermeté et respect des droits fondamentaux.

Justin Mupanya, depuis Beni

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