Riposte contre Ebola en Ituri : 1 139 Enterrements Dignes et Sécurisés (EDS) réalisés depuis le 15 juin 2026, selon le Dr Kalala

Lors d’un point de presse consacré à la riposte contre la maladie à virus d’Ebola, le Dr Kalala, spécialiste en santé publique et expert en enterrement digne et sécurisé (EDS), a apporté des éclaircissements sur le rôle crucial de cette stratégie dans le contrôle de l’épidémie.

Selon lui, l’enterrement digne et sécurisé (EDS) est avant tout une mesure de contrôle de l’infection destinée à protéger les personnes encore vivantes.

« Sécuriser un enterrement signifie protéger les survivants et empêcher que le virus ne continue à se propager au sein des familles et des communautés », a-t-il expliqué.

Le spécialiste a aussi indiqué que, depuis le 15 juin de l’année en cours, les équipes de riposte ont enregistré 1 313 alertes, parmi lesquelles 1 139 interventions d’enterrement digne et sécurisé, soit 87 % des alertes traitées. Ces chiffres témoignent de l’intensité des opérations déployées sur le terrain pour limiter la transmission du virus.

Le Dr Kalala a également tenu à dissiper certaines rumeurs concernant la gestion des corps des personnes décédées d’Ebola. Il a rappelé que la législation congolaise n’autorise pas la crémation des dépouilles, y compris dans un contexte d’urgence sanitaire, de saturation des cimetières ou de forte mortalité liée à une épidémie. Les enterrements sont donc réalisés conformément aux procédures sanitaires et dans le respect de la dignité des défunts.

Abordant les mesures de prévention, il a souligné que la prévention et contrôle de l’Infection (PCI) constitue un pilier fondamental de la riposte. La PCI permet de rompre la chaîne de transmission grâce à un ensemble de mesures préventives et de contrôle mises en œuvre dans les structures de santé et au sein des communautés.

Dans cette stratégie, l’EDS occupe une place déterminante. Bien qu’il participe à la prévention, il s’agit surtout d’une mesure de contrôle, car son objectif principal est d’empêcher que le virus présent sur les corps des personnes décédées ne contamine les proches, les équipes funéraires ou l’ensemble de la communauté.

À travers ce rappel, les responsables de la riposte appellent la population à collaborer avec les équipes sanitaires, à signaler rapidement tout décès suspect et à respecter les procédures d’enterrement digne et sécurisé, considérées comme un levier indispensable pour freiner la propagation de la maladie à virus Ebola.

Rédaction

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