Aru : les forces vives interpellent les autorités après l’abandon partiel des travaux routiers Aru–Ariwara

Face à l’interruption inattendue des travaux sur l’axe routier Aru–Ariwara, l’un des plus stratégiques du territoire, les Forces Vives d’Aru, réunies autour de la Société Civile, ont officiellement interpellé le Gouverneur militaire de l’Ituri. Dans une lettre datée du 11 septembre et largement signée par les principales composantes de la société locale, elles expriment leur inquiétude croissante quant au sort réservé à cette route vitale pour la circulation des biens et des personnes.

Des travaux entamés mais non achevés

Selon cette correspondance, les travaux de réhabilitation, bien qu’initiés avec satisfaction sur certains tronçons, semblent connaître un ralentissement inquiétant, en particulier au niveau du segment KANGA, où les usagers constatent une dégradation rapide et une qualité de réalisation en deçà des attentes. Pour les signataires, cette situation compromet les espoirs d’une mobilité durable et relance les risques d’isolement de la région.

Un axe économique névralgique à sauver

La route Aru–Ariwara, qui relie le territoire d’Aru aux frontières avec l’Ouganda et le Soudan du sud, constitue un poumon économique majeur pour le commerce transfrontalier. Elle est empruntée quotidiennement par des commerçants, transporteurs, écoliers, agriculteurs et autres acteurs de la vie socio-économique. Son état actuel, combiné à l’arrivée imminente de la saison des pluies, exacerbe les risques d’enclavement et pourrait porter un coup dur à l’économie locale.

Appel à l’implication personnelle du Gouverneur

C’est dans ce contexte que la société civile, représentée entre autres par Issa Traoré (Société Civile), Robert Amasi (FEC), Pete Awuzu Martin (notabilité) et Jacob AMANIYO ERIKU BHAYO (Jeunesse), sollicite l’intervention directe du Gouverneur militaire, le Lieutenant-Général Luboya N’Kashama Jonny. Elle demande notamment que des instructions claires soient données aux services compétents pour la reprise rapide et rigoureuse des travaux, tout en garantissant leur conformité aux normes techniques.

Un signal fort de vigilance citoyenne

Cette initiative démontre une fois de plus la vigilance et l’engagement croissant de la société civile dans le suivi des politiques publiques locales. À travers cette lettre, les forces vives rappellent que la redevabilité des institutions est une exigence légitime et permanente pour toute gestion publique orientée vers le développement durable.

Et maintenant ?

La balle est désormais dans le camp des autorités provinciales. Les attentes sont grandes. La route Aru–Ariwara, bien plus qu’un simple axe de passage, est un symbole du lien entre la population et son avenir économique. Sa réhabilitation complète, rapide et de qualité n’est plus une option, mais une urgence.

Chrysostome LEBAKWA.

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