Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a lancé un appel pressant à la communauté internationale face à la progression de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, dénonçant une crise sanitaire aggravée par les conflits armés et l’effondrement du système de santé dans les provinces touchées.

Dans une déclaration publiée ce 18 mai 2026, le médecin congolais affirme qu’une souche rare du virus Ebola, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement, se propage actuellement en Ituri ainsi que dans les régions voisines, dans un contexte déjà marqué par les violences armées, les déplacements massifs de populations et la saturation des structures sanitaires.

« Depuis des décennies, je soigne des patients dans l’est de la République démocratique du Congo au cœur de conflits qui ont détruit les systèmes de santé mêmes, dont la population dépend pour survivre », écrit Denis Mukwege.
Le gynécologue congolais salue la rapidité avec laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré cette situation comme une « Urgence de Santé Publique de Portée Internationale ». Toutefois, il estime que cette reconnaissance doit désormais être suivie d’actions concrètes sur le terrain.
Dans son message, Denis Mukwege appelle notamment à un déploiement urgent des ressources humanitaires, à la protection des personnels soignants et à un soutien accru aux populations affectées en RDC et en Ouganda.
L’un des points majeurs de sa déclaration concerne la réouverture de l’aéroport international de Goma, qu’il considère comme essentielle pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones touchées par l’épidémie.
« Nous exhortons toutes les parties impliquées, y compris les forces d’occupation, à rouvrir l’aéroport international de Goma sans plus attendre afin de faciliter la réponse humanitaire et l’acheminement de l’aide », insiste-t-il.
Pour Denis Mukwege, cette épidémie démontre une nouvelle fois le lien direct entre les conflits armés et la fragilité des systèmes de santé en Afrique centrale. Il avertit que les pandémies deviennent inévitables lorsque les infrastructures sanitaires sont détruites et privées de financements.
Le Prix Nobel de la paix appelle également à renforcer durablement la surveillance épidémiologique, la recherche sur les vaccins et traitements d’urgence ainsi que la protection des travailleurs de la santé intervenant dans les zones de conflit.
« Aucun d’entre nous ne sera en sécurité tant que nous ne le serons pas tous », conclut-il, estimant que les personnels de santé en première ligne ne doivent pas affronter seuls cette nouvelle crise sanitaire.
Cette déclaration intervient alors que la Division provinciale de la santé de l’Ituri a récemment annoncé 513 cas suspects d’Ebola, 131 décès suspects et 30 cas déjà confirmés en laboratoire dans la province.
Rédaction
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