La situation épidémiologique continue de se détériorer dans plusieurs zones de l’Ituri touchées par la résurgence d’Ebola, notamment à Nyakunde, Mongbwalu et Rwampara, où les autorités sanitaires, coutumières et communautaires multiplient les appels à la vigilance.
À Nyakunde, dans le territoire d’Irumu, la société civile parle déjà d’une situation « grave et urgente » après la confirmation de plusieurs cas à l’Hôpital général de référence.
Selon Pascal Kisezo, sept cas suspects et trois cas confirmés sont actuellement suivis dans cette zone de santé, dont certains concernent des membres du personnel soignant.
« Deux cas concernent les corps soignants, y compris un docteur expatrié », a-t-il alerté, précisant que d’autres prélèvements restent encore en attente des résultats.
Pendant ce temps, à Rwampara, situé à l’ouest de Bunia, les autorités coutumières ont décidé de durcir les mesures de prévention après une série de décès enregistrés ces derniers jours.
Le chef du groupement Tsere, Batagura Zamundu Mugenyi, affirme qu’une vingtaine de décès ont déjà été recensés depuis la semaine passée dans cette partie de l’Ituri.
Face à cette situation, plusieurs mesures ont été annoncées, notamment l’interdiction des veillées mortuaires, des transferts des corps entre villages ainsi que des contacts physiques avec les personnes suspectes ou décédées d’Ebola.
« La population ne doit pas négliger les alertes liées à cette maladie qui a déjà causé plusieurs morts dans notre entité », insiste l’autorité coutumière.
À Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, la société civile constate également une montée des inquiétudes, même si les campagnes de sensibilisation semblent commencer à produire des effets au sein de la population.
Selon Jonathan Imbalapayi, plusieurs habitants appliquent désormais les mesures barrières, notamment le port des masques et le lavage régulier des mains.
Mais il dénonce parallèlement une flambée des prix des caches-nez et des gels hydroalcooliques dans certaines pharmacies locales.
« La population souffre déjà de l’épidémie et maintenant elle subit aussi une hausse abusive des prix des produits de protection », regrette-t-il.
Dans la ville de Bunia, les dispositifs de lavage des mains réapparaissent progressivement dans certains espaces publics, écoles et structures sanitaires tandis que plusieurs habitants limitent désormais les contacts physiques par crainte de contamination.
Les autorités sanitaires poursuivent pour leur part le déploiement des équipes médicales, des matériels sanitaires et des centres de traitement afin de tenter de contenir cette 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en RDC.
Selon le porte-parole du gouverneur militaire de l’Ituri, un nouveau lot de plus de 15 tonnes de matériels médicaux et médicaments, don de UNICEF, est attendu à Bunia pour renforcer les opérations de riposte.
Rédaction
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