La déclaration du député national Bhileni Cwinya’ay Dieudonné sur un probable cas suspect d’Ebola dans le territoire de Mahagi relance les préoccupations autour d’une possible extension de l’épidémie dans d’autres zones de l’Ituri déjà fragilisées par l’insécurité et les déplacements de populations.
Même si cette information n’a pas encore été confirmée officiellement par les autorités sanitaires, plusieurs habitants craignent déjà une propagation rapide du virus dans cette partie nord de la province, où les mouvements des populations restent importants entre les territoires de Mahagi, Djugu et Aru.
« Nous demandons à la population de respecter les consignes définies par le ministère de la Santé », avait déclaré l’élu de Mahagi lors d’un entretien téléphonique.
Au-delà de l’alerte politique, cette situation soulève plusieurs préoccupations majeures dans un contexte où de nombreuses familles vivent encore dans des sites de déplacés souvent caractérisés par la promiscuité, le manque d’eau potable et l’insuffisance des infrastructures sanitaires.
Dans plusieurs milieux sociaux de Bunia et Mahagi, certains habitants redoutent que l’épidémie ne devienne difficile à contenir si les activités de sensibilisation et de prévention ne sont pas rapidement renforcées dans les zones rurales.
« Les gens voyagent beaucoup entre les territoires. Si les mesures ne sont pas renforcées maintenant, la maladie peut rapidement atteindre plusieurs villages », estime un acteur communautaire de Mahagi.
Face à ces inquiétudes, plusieurs pistes de solution commencent déjà à être évoquées par des acteurs locaux et sanitaires.
Parmi les priorités figurent notamment le renforcement des équipes médicales dans les territoires éloignés, l’intensification des campagnes de sensibilisation communautaire, le contrôle sanitaire dans les points de passage ainsi que l’amélioration des dispositifs de surveillance épidémiologique dans les zones frontalières.
D’autres voix plaident également pour une meilleure coordination entre les autorités sanitaires, les leaders communautaires et les organisations humanitaires afin de prévenir les résistances communautaires souvent observées lors des précédentes épidémies d’Ebola en Ituri.
Alors que la province reste déjà confrontée aux violences des groupes armés dans plusieurs territoires, plusieurs observateurs craignent qu’une aggravation simultanée de la crise sécuritaire et de la situation sanitaire ne fragilise davantage les communautés locales.
En attendant une confirmation officielle des autorités sanitaires sur le cas évoqué à Mahagi, la prudence et la vigilance restent de mise dans plusieurs localités de l’Ituri.
Rédaction
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