Des populations vivant au littoral du lac Albert en province de l’Ituri s’opposent aux projets pétroliers transfrontaliers faute notamment à l’absence de consultation et de garanties environnementales, rapporte un communiqué de presse du cadre de concertation sur les ressources naturelles, CdC-RN publié ce mercredi, 25 mars à partir de Kinshasa.

« La population locale du littoral du lac Albert s’oppose aux activités pétrolières menées par l’Ouganda à proximité de la frontière notamment à cause de l’absence d’une consultation préalable, de la crainte d’éventuels risques environnementaux et d’un impact direct sur les moyens de substance » comme on peut lire dans ce communiqué signé par Dieudonné Kasonia, secrétaire permanent du CdC-RN, dont la rédaction de Bunia-info24 détient une copie.
Ce communiqué rappelle que plus de 50.000 pêcheurs vivant exclusivement des activités aquatiques dont la pêche courent également des risques et que cette exploitation menace aussi la ceinture écologique vitale formée par ces eaux qui sont interconnectées avec le bassin du Nil et le lac Édouard autour du parc national de Virunga.
Il est à préciser également que la rivière Semiliki quant à elle, constitue l’une des sources principales du Nil Blanc qui lutte contre la désertification des Soudans, de l’Égypte, de l’Éthiopie et de la Somalie, poursuit ce communiqué.

En outre, le CdC-RN rapporte que l’absence de concertation expose la RDC à des violations flagrantes du droit international et qu’il est temps d’agir à toute urgence.
« Le gouvernement congolais ne peut pas rester passif face à des projets qui affectent directement son territoire ainsi que ses populations. Il est urgent d’agir en vue de protéger les droits des communautés et l’intégrité de nos écosystèmes » a indiqué Dieudonné Kasonia, secrétaire permanent du CdC-RN.
Face à cet imbroglio, le CdC-RN, faisant membre de la coalition Terre Sans Pétrole, a adressé une série de recommandations aux autorités congolaises notamment :
-L’exigence d’une évaluation environnementale stratégique transfrontalière avec l’Ouganda ;
-l’inclusion effective des communautés locales dans les processus décisionnels ;
-la création d’un comité de concertation multi-acteurs et permanent entre la RDC et l’Ouganda ;
-la création d’un fonds d’indemnisation, pour ne citer que celles-là.
D’autres acteurs œuvrant dans le même secteur sont également appelés à soutenir la position de la population locale face à cette exploitation pétrole, mais déjà, le silence du gouvernement face à ces enjeux reste inquiétant.
Rédaction
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