La situation devient de plus en plus préoccupante pour les agents et fonctionnaires de l’État en République démocratique du Congo. À ce jour, plusieurs milliers d’entre eux totalisent plus de 40 jours sans percevoir leur salaire du mois de février, plongeant de nombreuses familles dans une précarité accrue, notamment dans le territoire de Beni.
Une attente insoutenable dans un contexte déjà fragile
Dans les écoles, les bureaux administratifs et divers services publics, l’inquiétude est palpable. À Oicha et dans l’ensemble du territoire de Beni, cette crise salariale vient s’ajouter à une situation sécuritaire déjà critique, marquée par les violences persistantes attribuées aux groupes armés.
Pour les enseignants, particulièrement touchés, le salaire mensuel représente souvent l’unique source de revenus. Or, l’accès aux champs étant devenu quasi impossible pour plusieurs familles en raison de l’insécurité, cette absence de paiement aggrave considérablement leurs conditions de vie.

« Nous venons de totaliser 40 jours sans être payés. C’est une situation inédite et inacceptable », dénonce Justin Mbululi, secrétaire permanent adjoint du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) dans le territoire de Beni.
« Si nous nous habituons à cette souffrance, c’est notre propre perte que nous préparons. »
Le SYECO interpelle le gouvernement
Face à cette crise
le SYECO appelle les autorités congolaises à agir en urgence afin de débloquer la paie des enseignants et soulager les ménages affectés. L’organisation syndicale insiste sur la nécessité de restaurer la régularité salariale, gage de stabilité sociale dans un contexte déjà fragile.
Vers des manifestations à Kinshasa ?
À Kinshasa, la grogne monte également. Traditionnellement payés autour du 20 de chaque mois, les fonctionnaires dénoncent aujourd’hui un « dérèglement total » du système de paie.

L’incertitude autour des dates de paiement alimente frustration et colère.
Certains agents envisagent désormais de descendre dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol et interpeller directement les autorités sur cette situation jugée « incompréhensible ».
Une crise aux conséquences multiples
Au-delà de l’impact économique immédiat, ce retard prolongé des salaires pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement des services publics, notamment dans l’éducation et l’administration.
Alors que les appels se multiplient, tous les regards sont désormais tournés vers le gouvernement, sommé de réagir rapidement pour éviter une aggravation de la crise sociale.
Vagheni Vinywasiki depuis Beni
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