Ituri : le système d’information géographique, un pilier pour la résolution des conflits fonciers (CT Germain KAKANI)
Le chef de Travaux Germain KABABO KAKANI, chargé de recherche scientifique et responsable du département de la Géographie et gestion de l’environnement à l’Institut supérieur pédagogique de Bunia (ISP/Bunia) appelle la population et les gestionnaires du foncier de l’Ituri à s’approprier et à utiliser des outils appropriés pour délimiter les parcelles (terrains), contrées et autres espaces en vue d’éviter les conflits interminables des limites.
Participants à la formation sur SIG
Appel lancé ce lundi, 24 Novembre dans une interview accordée à Bunia-Info24, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du système d’information géographique (SIG en sigle).
Une journée qui a été célébrée en trois phases en ville de Bunia (Ituri ) dont les deux premières phases ont été consacrées à la formation des géomaticiens, des gestionnaires du foncier de l’Ituri et une couche de la population. La formation a tourné autour du système d’information géographique qui est l’ensemble des outils utilisés pour localiser les évènements sur la terre, en passant par la cartographie. La troisième phase a consisté à des manifestations publiques en rapport avec le SIG sous le thème provincial : » Le système d’information géographique, au service du développement durable et de la résolution des conflits en Ituri « .
Selon CT Germain KABABO KAKANI, l’objectif est d’informer la population et les décideurs sur d’autres modes de résolution des conflits fonciers.
CT KABABO KAKANI Germain, ISP-Bunia
« Notre objectif est de montrer à la population et autres décideurs dans le domaine de la terre, qu’il existe d’autres modes de résolution des conflits des limites, entre autres le SIG qui peut contribuer au développement durable de cette province mais aussi à la résolution des certains conflits fonciers car, le SIG aide à géo-référencer une carte, ce qui clarifie directement les limites et ceci contribue efficacement à la résolution de problème des limites entre deux entités ou deux individus » a-t-il indiqué.
Participants à la formation sur SIG
Quoi qu’efficace, cette approche connaît quelques difficultés liées à au manque et/ou à l’insuffisance des moyens conséquents et à la logistique pour ainsi poser des actions concrètes de grande envergure à travers la province et ailleurs.
Il sied de préciser également que cette méthode a déjà porté fruit dans le passé dans la résolution notamment de problèmes des limites entre la province de l’Ituri vers le territoire d’Aru et celle du Haut-Uélé où deux communautés dont Logo et Kaliko-omi se déchiraient ; mais aussi dans le territoire de Wamba en limite avec Nia-Nia où des bornes ont été placées grâce à la carte pour délimiter les deux provinces. À cela s’ajoutent les travaux de clarification des limites entre l’Ouganda et la RDC où il ne reste que de placer de balisage lumineux sur le lac Albert montrant clairement les limites entre ces deux pays.
Au total, 19 personnes sont déjà formées et brevetées depuis le 05 Novembre 2025 sur les basiques du SIG Libre et Open Source avec QGIS axés sur la fondation du SIG, la localisation et le référentiel, le gestion et la création des données, l’analyse et la visualisation. La deuxième cohorte de cette formation sera lancée au mois de Janvier 2026, précise la même source.