Face aux violences persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, a réaffirmé la primauté de la diplomatie sur toute option militaire. Intervenant au sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, il a plaidé pour « un renforcement des initiatives de dialogue régionales », notamment les processus de Luanda et de Nairobi, afin de favoriser une sortie de crise durable.
Alors que certains acteurs régionaux envisagent une réponse militaire plus ferme pour contrer la montée en puissance des groupes armés dans l’Est de la RDC, A. Guterres a mis en garde contre une escalade qui pourrait aggraver la souffrance des populations civiles.
« L’option militaire ne ferait qu’exacerber les tensions et accroître l’instabilité », a-t-il averti.
Dans un contexte marqué par une recrudescence de violences, avec plus de mille deux-cents civils tués en six mois (chiffre livré par le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, BCNUDH), le Secrétaire Général de l’ONU a exhorté les parties prenantes à « respecter et appliquer les engagements » pris dans le cadre des efforts diplomatiques en cours.
Si les propos du chef de l’ONU ont été relayés par plusieurs médias internationaux, comme la BBC Afrique et la RFI, certains analystes restent sceptiques. Jean-Claude Kumbu, expert en relations internationales, basé à Kinshasa, estime que « la diplomatie ne peut réussir que si elle est accompagnée d’actions concrètes sur le terrain ». Il plaide pour un rôle plus actif de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), dont le mandat a récemment été prolongé.
De sa part, Antonio Guterres conclut son appel en exhortant la communauté internationale à intensifier son soutien aux efforts de paix.
« La stabilité dans l’Est de la RDC est cruciale pour l’ensemble de la région des Grands Lacs. Il est impératif de ne pas faillir à cette mission », a-t-il martelé.
Signalons que l’appel du SG de l’ONU intervient dans un contexte diplomatique très tendu entre la RDC et le Rwanda, dont chacun accuse l’autre de soutenir des miliciens pour déstabiliser ses frontières. Cependant, en RDC, l’armée rwandaise, prise comme allier du M23, a poursuivi son avancée dans les territoires du Sud-Kivu plongeant de nombreux civils dans la détresse.
Justin Mupanya, depuis Beni
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